<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234</id><updated>2012-02-04T08:14:07.280Z</updated><title type='text'>CATA BAHIA</title><subtitle type='html'>navigation à la voile et vie à bord d'un monocoque puis d'un catamaran...
Récits, nouvelles et articles traitant de sujets nautiques.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>10</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-113129441738376190</id><published>2005-11-06T16:12:00.000Z</published><updated>2005-11-06T18:37:01.310Z</updated><title type='text'>LE BATEAU DU MILLIARDAIRE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/mouillage.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/mouillage.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au début des années 80, j'ai eu l'occasion d'aller travailler à Palma de Majorque sur un de ces bateaux qui font rêver, amarrés aux pontons des marinas de luxe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l'"Orejona" était à vendre, et pendant mon séjour, elle n'a pas quitté le port.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je vous propose, c'est une petite visite guidée... suivez-moi, on monte la passerelle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L ‘ »Orejona » était une goélette de 100’, soit environ 35 m de long. Elle avait été construite en Hollande par le chantier Cammenga, sur des plans De Vries Lentsch. Le propriétaire avait notablement participé à l’élaboration des aménagements intérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui-ci avait fait fortune dans le bâtiment, vendu ses sociétés, et vivait à bord de son bateau depuis plusieurs années.&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/beaupre.3.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/beaupre.3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bateau était construit en acier. Il contenait dans ses flancs la bagatelle de 15 000 litres d’eau douce, et de 16 000 litres de gas-oil ! Ce qui procurait déjà une autonomie appréciable…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont était bien entendu recouvert de teck, et l’on se serait miré dans les vernis des portes et mains courantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au pied de la passerelle (recouverte d’un tapis rouge), une sonnette prévenait de l’arrivée d’un éventuel visiteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La poupe du bateau avait été construite en acier blindé, pour pouvoir résister aux attaques de pirates éventuels. !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus étonnant, la table de l’immense cockpit pouvait s’enlever, son pied se transformant en affût de fusil-mitrailleur !! (qui se trouvait à bord…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le propriétaire était certes prévoyant, mais un peu paranoïaque, d’autant que cette superbe unité, apte à tourner autour du monde, n’avait jamais dépassé l’archipel des Baléares.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le pont, amarrés dans différents endroits, se trouvaient 5 annexes ou petits dériveurs, de quoi occuper un peu les loisirs des trois enfants qui vivaient à bord. Car le bateau, vu le très fort tirant d’eau de 3m60, restait la plupart du temps au mouillage lorsqu’il était en croisière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le modèle classique de nombreux yachts à moteur, les aménagements intérieurs de l’ »Orejona » étaient divisés en trois parties principales :&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/salon.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/salon.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord un immense salon, aux moelleux canapés et fauteuils assortis d’une grande table et de petits guéridons. C’était le lieu de réunion de la famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la partie arrière desservait ce que l’on peut appeler les appartements du propriétaire : la coursive sur moquette desservait les chambres : dans l’ordre « Versailles », « Chambord » et « Trianon »…&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/chambre.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/chambre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chambres du propriétaire, des enfants, des amis… avec bien entendu pour chacune une salle d’eau particulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chambre particulière était réservée au propriétaire en propre, sorte de garçonnière indépendante, appelée la « chambre du capitaine », et qui communiquait avec la timonerie par un escalier en colimaçon.&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/escalier.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/escalier.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la poupe du bateau était réservée au « half-moon saloon », sorte de fumoir, de lieu de détente où étaient disposés un projecteur de film et un orgue à deux claviers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venant du salon, vers l’avant, en contre-bas, se trouvait la cuisine, disposant bien entendu de tout le confort indispensable. Une porte étanche donnant dans celle-ci permettait de se rendre, en plus de l’ouverture par le pont, dans la salle des machines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de cette dernière trônait l’énorme moteur MVM de 500 cv, avec disposés autour l’établi, les 3 générateurs, l’établi du chef mécanicien, son bureau, le tout ceinturé et bardé d’innombrables tubulures, manomètres, disjoncteurs et cadrans divers…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie avant était dédiée à l’équipage (normalement une demi-douzaine de matelots anglais en navigation).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y trouvait tout d’abord le « crew mess », leur salle à manger, puis la chambre du second, celle du mécanicien, celle de l’hôtesse, et enfin le poste d’équipage à l’extrême avant, avec les classiques couchettes superposées.&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/timonerie.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/timonerie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La timonerie était un des points névralgiques du bateau. A l’époque où je vous parle, pas d’instruments sophistiqués, de GPS ni même de SATNAV, ceux-ci étant apparus après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre un écran radar de bonne taille, une machine à faire le café, pour que le timonier tienne le coup, et… une selle de moto inconfortable, spécialement installée pour qu’il ne s’endorme pas &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/barre.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/barre.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La barre à roue était superbe, avec son petit capuchon central en cuivre..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis resté un peu plus de quatre mois sur le bateau, avec femme et enfant. Chargé des visites avec les brokers, et de l’entretien courant, le travail aurait pu être très agréable, si le propriétaire n’avait eu la mauvaise idée de vouloir venir passer quelque temps à bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis donc ajouté à la liste de ceux que j’avais pu trouver en ouvrant le cahier marqué « punitions – désertions » ! dans lequel ce dernier consignait soigneusement remarques et brimades !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est une expérience que je ne regrette certes pas !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-113129441738376190?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/113129441738376190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=113129441738376190' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/113129441738376190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/113129441738376190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/11/le-bateau-du-milliardaire.html' title='LE BATEAU DU MILLIARDAIRE'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-113070369536124071</id><published>2005-10-30T20:16:00.000Z</published><updated>2005-10-30T20:23:08.463Z</updated><title type='text'>LA TORRENTADA</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/la%20torrentada.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/la%20torrentada.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes arrivés l'avant-veille à Porto-Cristo, sur la côte SE de Majorque. Le gars de la marina nous a fait de grands signes pour venir se placer à un ponton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Connaissant le coin, j'ai fait celui qui ne voyait rien et suis allé me mettre en face, au quai public : mouillé sur ancre par l'avant, deux amarres à l'arrière. J'ai eu le nez rudement creux de ne pas aller à la marina. On va voir pourquoi !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin nous sommes réveillés par la pluie. Pas une pluie bretonne : ce sont des cataractes d'eau qui tombent sur HAYADORI, notre Endurance. Il est à peu près 6 h. Celà va durer sans interruption pendant environ 2 heures au moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la pluie cesse, nous entendons comme un bruit de torrent. Et c'est bien de ça qu'il s'agit : j'ouvre le capot de descente. La rivière s'est transformée en torrent de boue café au lait. Hayadori, comme ses voisins (je suis entre un ketch anglais, et un américain) a dérapé de l'avant sous la force du courant et est à 45° du quai, juste tenu par ses amarres AR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dévalant la rivière, je vois passer une... Ford Fiesta en tournoyant parmi les branches mortes ! Je prends conscience alors qu'il se passe des choses bizarres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis c'est un Maldives qui part à la dérive et qui va s'échouer sur la plage. Et aussi un grand ketch, qui a moins de chance et qui s'écrase sur la digue, les haubans qui se rompent... Tous deux viennent de la marina en face, où c'est un spectacle de désolation : pontons désarticulés, bateaux enchevêtrés, plaisanciers affolés, certains ayant eu à peine le temps de s'habiller. Nous apprendrons par la suite qu'une demi-douzaine de bateaux ont coulé (et l'on verra d'ailleurs le lendemain juste les mats émerger de l'eau ; quel triste spectacle !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'eau continue de monter. J'ai eu le temps de doubler mes amarres, mais celles-ci commencent à pêter, sous la force du courant. D'autant qu'une grosse vedette à la dérive elle aussi est venue se coincer dans la chaîne de l'anglais, et pèse de tout son poids sur nos avants. Le voisin ne fait ni une ni deux : scie à métaux, et coupe sa chaîne. La vedette enfin libérée s'en va continuer son chemin vers la mer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le sauve qui peut : l'américaine a côté ressort avec des affaires, ma femme commence à en préparer pour nous. Je mets de la chaîne à l'arrière aux bittes du quai pour retenir Hayadori, qui menace bel et bien de s'en aller lui aussi à la dérive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'eau a dépassé maintenant le niveau du quai. Je suis toujours à bord pour règler mes amarres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et soudainement, c'est la décrue. L'eau baisse presque à vue d'oeil. Mais le talon de quille d'Hayadori est monté sur le quai, et, retenu sur son arrière, l'avant commence à plonger dans l'eau. Je largue la chaîne, et donne du mou aux amarres, et Hayadori glisse du quai pour retrouver une position plus normale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment celà fera les gros titres dans les journaux du lendemain. Par chance, il n'y a eu ni morts, ni blessés. Le pont qui relie les deux parties de la ville s'est écroulé sous la puissance des eaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était la "torrentada"...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-113070369536124071?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/113070369536124071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=113070369536124071' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/113070369536124071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/113070369536124071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/10/la-torrentada.html' title='LA TORRENTADA'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-113033217805724724</id><published>2005-10-26T13:04:00.000Z</published><updated>2005-11-06T18:37:44.566Z</updated><title type='text'>SORTIE HIVERNALE</title><content type='html'>Il faisait froid. Encore plus froid qu'au cœur de la nuit, constata Tim. Les étoiles, qui avaient brillé très fort, n'allaient pas tarder à pâlir, pour laisser la place à un soleil timide. On était à la fin janvier, et la température devait flirter avec le zéro.&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Engoncé dans son ciré doublé de plusieurs pulls, Tim était à la barre depuis la veille au soir. Il regardait les petites crêtes phosphorescentes qui jouaient à rattraper son bateau. Oui, il faisait froid, et pourtant il n'aurait donné sa place pour rien au monde.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;"Seul maître à bord… La formule consacrée" pensa-t-il. Il n'avait de comptes à rendre à personne. Le seul compte-rendu qu'il aurait pu faire, c'était celui du bonheur. Celui d'être libre, par-dessus tout. Libre de choisir sa route, d'élire son point de chute. Et il se retrouverait dans la matinée dans quelque port de pêche, ceux qu'il préférait. Parce que les odeurs de poisson et de varech y ont un parfum violent, parce que les couleurs des bateaux y sont plus chaleureuses, et que les hommes qu'il y trouverait lui ressemblaient. "Garce de mer…" disaient-ils. Mais aucun n'aurait voulu changer de métier.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Lors d'une de ses dernières sorties, il avait passé la nuit blotti contre une coque en bois. Un léger frottement l'avait sorti de sa somnolence. Passant la tête par le capot, il vit une énorme muraille qui le dominait de plusieurs mètres, glissant sur l'eau du port à venir le frôler : un thonier qui rentrait… Une voix calme à l'accent patoisant lui avait dit, du haut de la lisse :&lt;br /&gt;- Dors, mon gars, dors. Faut pas te déranger pour nous.&lt;br /&gt;Et il s'était endormi pour de bon, veillé par les lampadaires du quai, en pensant à la délicatesse de ces pêcheurs qui avaient fait leur possible pour ne pas le réveiller, lui qui s'était mis, sans le savoir, à leur place…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le jour était maintenant levé depuis une bonne heure, quand il franchit les passes avec le flot, et accosta le long du môle, à la voile. Après s'être amarré, il put enfin descendre dans la cabine et se faire un café brûlant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aux premiers temps de son apprentissage, Tim s'était longuement entraîné à faire des manœuvres à la voile, accostage d'un quai ou prise de corps-mort. Il s'en félicitait maintenant, car son vieux moteur avait tendance à lui jouer des tours. Et puis surtout pour la beauté du geste, pour la satisfaction d'une manœuvre réussie sans avoir cédé à la facilité, pour le plaisir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il ressentit d'un coup la fatigue de la nuit. Il ferma le capot et laissa le petit gaz allumé, afin qu'il se créé un peu de chaleur. Puis il s'allongea sur sa couchette, enlevant juste son ciré. Son esprit flottait entre veille et sommeil, cet état second fait de rêve et de réalité. Il n'eut que le temps de couper le gaz, à portée de main, avant de sombrer.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Réveillé un peu plus tard par le bruit d'une pinasse qui venait s'amarrer derrière lui, il se refit un café, qu'il avala bien chaud, et sortit.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La mer était haute. Enchâssé entre ses maisons aux toits gris, le port hivernait. Une mouette le survola en piaillant un long cri plaintif, et alla se poser sur la pomme de mât d'un bateau bâché. Le soleil perçait difficilement la brume bleue et ténue qui cachait les lointains.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le vent d'Est qui l'avait si bien poussé cette nuit avait considérablement molli. "Il faudra que j'en tienne compte pour rentrer demain" pensa Tim.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il se dirigea vers la boulangerie, qui se trouvait à deux pas, y acheta pain et chocolat, puis à l'épicerie d'à côté pour quelques provisions, poussa enfin la porte d'un des bistrots du port.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tim aimait cette ambiance chaude et animée des cafés de pêcheurs, où il se berçait des vois rauques et rocailleuses qui parlaient de mer.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au bar, il commanda un ballon de rouge. Les hommes s'étaient tus lorsqu'il était entré, puis les conversations avaient repris. Deux d'entre eux étaient accoudés près de lui. Le plus âgé, en vareuse et casquette bleue, se retourna :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Des plaisanciers dans le coin par ce temps-là, on peut pas dire qu'on en voit beaucoup. C'est vous qu'êtes amarré au môle ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Oui, répondit Tim. Le temps de déjeuner. J'ai fait route cette nuit. Je repars tout à l'heure pour&lt;br /&gt;mouiller en face de l'île. Une traite de quelques milles. Demain je repars chez moi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Eh! ben mon vieux, dit l'autre en levant les sourcils, faut en vouloir… Moi je mettrais pas mon&lt;br /&gt;chien dehors. Nous, c'est pas pareil, il faut y aller. Mais quand on n'est pas obligé !…&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Un groupe, au bout du comptoir, s'était arrêté de parler. Ils écoutaient. Ils attendaient ce que Tim allait dire. Ils pressentaient une bonne histoire à raconter aux autres, ceux qui n'étaient pas encore rentrés, celle du fêlé qui "fait du bateau" quand il gèle.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;- Si je veux naviguer, c'est hors saison que je peux le faire, dit Tim. Je travaille dans un port&lt;br /&gt;de plaisance, et c'est pendant les vacances des autres qu'il y a le plus de boulot. – l'homme à la casquette faisait signe à la patronne de remplir les verres – et ça me convient tout à fait. Vous voyez, j'aime la mer, et j'aime l'hiver. L'eau et le ciel ont des couleurs différentes. On y voit des éclairages, des nuages qu'on ne verra jamais en été.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;- On y voit surtout des coups de chien, mon gars, lança un des hommes du groupe. Les autres rirent.&lt;br /&gt;- Le mauvais temps, ça se prévoit, répondit Tim. Je ne suis pas inconscient. J'aime bien la brise, mais j'irais pas me jeter dans la gueule du loup. Au port, on suit la météo. En venant ici, j'étais assuré d'une beau temps pour plusieurs jours. L'anticyclone est bien établi. J'aurai de l'Est, à l'aller comme au retour. Le froid, c'est rien, il suffit de se couvrir.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;- Fils, dit familièrement la casquette bleue, tel que je te vois, tu iras loin : "Si tu veux vivre vieux marin, arrondit les pointes…&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;- … et salue les grains coupa Tim en souriant. Puis il demanda à la patronne de remettre une tournée.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Il n'y avait plus de pêcheur, plus de plaisancier. Il n'y avait que deux hommes de mer qui trinquaient. Ils avaient la même maîtresse, sauvage et tendre, douce et violente. Et ils s'étaient reconnus.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Quand il sortit du café, Tim vit que la mer avait commencé de descendre. Il se hâta d'avaler quelque chose de chaud, hissa les voiles, et se décolla doucement du quai.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;"Avec cette petite brise, il va me falloir presque quatre heures" pensa-t-il.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Il avait choisi de dormir au mouillage, devant une petite plage de l'île. Après examen de sa carte, il savait qu'il serait abrité du vent nocturne.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Tim adorait les cartes marines. Il passait de longs moments à les détailler, passant d'un phare à une balise, d'une pointe à une anse, dont tous les noms le faisaient déjà rêver. Il tentait d'imaginer la réalité, de comprendre l'organisation du paysage marin, et gravait dans sa mémoire roches et zones de courant, afin d'éviter une mauvaise surprise, et de pouvoir goûter son plaisir totalement. Car vigilance n'était pas synonyme d'inquiétude, loin de là. Tim savait qu'il apprenait à chaque sortie, avec passion et humilité.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;- L'école de la vie, de la vraie vie, se dit-il à haute voix. Il lui arrivait souvent de se parler.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Il dut arrondir une pointe malsaine, balisée d'une méchante perche, avant de mouiller son ancre par quelques mètres d'eau, sur fond de sable.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Le courant avait ralenti la traversée, et il faisait déjà presque nuit. Tim s'empressa de noter le cap de sortie, celui qu'il faudrait prendre si – tout est toujours possible – le vent venait à tourner, rendant intenable son abri d'un soir.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Le relief n'était pas bien haut, mais il suffisait à couper le vent, qui recommençait à se muscler, faisant entrer dans l'anse, en contournant la pointe, la petite houle qui berçait le bateau.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Avant de refermer le capot, Tim jeta un regard circulaire. Il ne put qu'à peine distinguer, à une centaine de mètres, la bande de sable blanc qui mourait dans l'eau sombre. Levant la tête, il se vit veillé par les premières étoiles. Il sut à ce moment qu'il avait sa place là, ce soir, dans cette solitude glacée que nul ne songerait à lui disputer. Il savait aussi, avec la certitude de ses sens, que sa nuit serait tranquille.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Demain il rentrerait, ses voiles appuyées par cette brise régulière qui l'amènerait jusqu'au port…&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Guy - Octobre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-113033217805724724?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/113033217805724724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=113033217805724724' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/113033217805724724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/113033217805724724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/10/sortie-hivernale.html' title='SORTIE HIVERNALE'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-113025859748750055</id><published>2005-10-25T16:36:00.000Z</published><updated>2005-10-26T11:53:16.470Z</updated><title type='text'>MAJORQUE SANS MARINAS</title><content type='html'>Majorque reste sans doute la plus complète des îles Baléares, offrant ses hautes falaises de la côte ouest, ses plages au sud, ses calas innombrables à l'est, et les charmes de la côte Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prix des marinas ont atteint en quelques années des sommets, réservant les escales dans les ports aux porte-monnaies bien garnis...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pourtant pas impossible d'en faire le tour sans quasiment débourser. Car hormis les indispensables ravitaillements en eau et gas-oil, il est très faisable d'alterner les mouillages et les "à côtés portuaires"... Je n'apprendrai sans doute pas grand'chose aux habitués des lieux. Mon petit sujet s'adresse donc surtout à ceux qui auront le plaisir de découvrir ces eaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons tout d'abord que Majorque en pleine saison (Juillet-Aout) est quasiment saturée. Mais il est possible quand même de ne pas s'emmêler dans la chaîne du voisin. En ce qui concerne le sens de giration, celui-ci est trop aléatoire pour en conseiller un plus que l'autre. Il est toutefois courant de s'apercevoir que, longeant une côte vent debout, et contournant un cap avec changement de direction, celui-ci tourne également avec vous, et qu'on l'a encore dans le nez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partons quand même de la Baie de Palma au Sud de l'Ile, en direction de l'Est. Hormis la cala Pi, très étroite et bondée, le premier abri que l'on trouve est CAMPOS (Colonia San Jordi). Petit village majorquin resté assez authentique, on y trouve un bon mouillage devant le port, abrité du Sud par l'îlot La Guardia. (39°18'9 N - 3°00'14 E).&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/Campos12.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/Campos12.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fonds y sont de tenue irrégulière, et le sable sera trouvé vers le fond, en lisière des bouées balisant la plage. Une descente en annexe est alors très facile. La superbe plage d'Es Carbo se trouve juste dans l'Est, abritée elle aussi du sud par l'îlot Moltona. A signaler que l'on peut couper entre l'îlot La Guardia et la côte. On y trouve au centre du passage environ 2 m d'eau. Les DI et catas peuvent également couper entre Moltona et la côte, ce qui évite le grand tour (environ 1 m d'eau)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Continuant vers le Cabo Salinas, on trouve deux calas sympathiques, Entugores et Caragol, cette dernière plus ouverte au SW. On distingue au Sud le petit archipel de Cabrera, formé de plusieurs îlots et d'une île principale. Le stationnement et le mouillage dans cette dernière sont soumis à autorisation (à demander à la Commandancia Militar de Palma).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage du Cabo Salinas est absolument superbe. Les fonds de sable blanc créent une couleur d'eau turquoise, et l'on se croirait flotter dans une piscine. Le passage étant franc, la côte accore peut être longée de près sans danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la côte SE de Majorque est indentée de multiples calas, dont je ne ferai pas l'énumération, celles-ci étant trop nombreuses. A chacun de les découvrir en fonction du vent dominant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il ne fallait en citer qu'une, je parlerai de la Cala Mitjana (39°23'15 N - 3°14'93 E).&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/Cala%20Mitjana2.JPG"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/Cala%20Mitjana2.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Elle fait un coude sitôt l'entrée, mais un mât de pavillon sur la rive permet de la repérer. Entièrement privée (sauf la mer, encore heureux !) on mouille au plus profond possible (en fonction de la place), cernés par pelouses, jardins et rocailles du plus bel effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indépendamment des calas, cette côte compte 3 ports principaux, où l'on trouvera du ravitaillement. En allant du Sud au Nord, Porto Petro, Porto Colom et Porto Cristo permettent un abri sur, tout en restant au mouillage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Porto Petro,(39°21'64 N - 3°12'79 E) on mouillera juste à droite du petit port d'opérette.&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/Porto%20Petro2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/Porto%20Petro2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Si l'on prévoit de rester à bord, il peut être possible de trouver un coffre vacant, quitte à le laisser libre à la demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Porto Colom (39°25'12 N - 3°15'94 E) offre un des meilleurs abris que l'on puisse imaginer. Une marina a été construite dans le fond. Mais de très nombreux coffres sont disponibles pour le passage devant les quais du vieux port.&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/porto%20colom2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/porto%20colom2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est également possible de mouiller sur ancre dans l'anse SW de Bassa Nova, réservée au petits tirants d'eau (1 m à 1m50 d'eau). Une petite taxe est malheureusement demandée depuis peu, même dans ce cas. Mais le débarquement en annexe est très facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Porto Cristo est établi à l'embouchure d'une rivière. &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/porto%20cristo1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/porto%20cristo1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est possible de mouiller juste après le premier coude, mais les places sont chères, et le trafic important ! A moins qu'une place se libère au quai public (rive gauche, face à la marina), aux tarifs relativement raisonnables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier port se trouve avant le Cap de Pera, pointe NE de Majorque. C'est Cala Ratjada. Port de pêche relativement important, et surtout très... germanisé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé le Cabo de Pera, la côte s'incurve vers le NW. Un abri peut-être trouvé dans la Cala Molto (39°43'71 N - 3°27'31 E), à peu de distance du cap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre Cabo del Freu et Cabo Farrutx, la côte est accore, et peut être longée sans problèmes. Sur la route, on distingue un gros rocher isole, Farayo de Aubarca (ou Farallon). Le passage entre ce rocher et la terre est sain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre Cabo Farrutx et Cabo Formentor, on trouve deux grandes baies ouvertes au NE : la baie d'Alcudia, et celle de Pollensa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste au Sud de Cabo Farrutx, se blotti le petit refuge d'Es Calo (39°46'22 N - 3°20'02 E),&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/bahia%20%20Es%20Calo1.JPG"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/bahia%20%20Es%20Calo1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;endroit superbe enchassé au pied de monts vierges de toutes habitations. Un petit môle au feu éteint permet des débarquements faciles, mais réservé au petits tirants d'eau (1m50 au pied).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fond de la Baie d'Alcudia n'a guère d'attraits : fonds malsains, paysage urbanisé (trop). Alcudia est un port de commerce et de plaisance important. Il est cependant très possible de mouiller pratiquement au pied des boutiques du port, et donc d'y faire un ravitaillement en annexe. les fonds sont de sable herbeux de bonne tenue. (39°50'22 N - 3°07'86 E)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'est du port, on trouve également un très agréable mouillage sous l'Ilot Aucanada, avec supermercado à proximité. Le passage à terre entre l'îlot et la terre est impraticable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En continuant vers le Cabo del Pinar, qui sépare les deux baies, on trouvera un mouillage dans une nature superbe à Coll Baix, son seul inconvénient étant d'être souvent rouleur. (39°51'8 N - 3°11'31 E).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cabo del Pinar faisant une sorte de pointe, trois petites calas se trouvent sur la face sud, côté Pollensa. Plages minuscules de sable blanc, elles sont malheureusement zone militaire, ce qui repousse le mouillage dans des fonds déjà importants (une dizaine de mètres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En continuant de longer cette face SE de la baie de Pollensa, le minuscule port de Bonaire (El cocodrilo) permet un petit ravitaillement, en mouillant en dehors des jetées si le vent est favorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mot de la météo de cette baie en été. La brise de mer s'y établit très régulièrement de NE, se levant en fin de matinée, atteignant son maximum (force 4/5, rarement plus) en fin d'après-midi, et retombant le soir. Par contre des orages nocturnes s'y produisent assez fréquemment. Ils peuvent être violents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pollensa offre une zone de mouillage assez extraordinaire, dans le NW de la baie. Entre la pointe Avanzada (39°63'9 N - 3°06'6 E) et le port les fonds ne dépassent pas 3 m d'eau, sur une distance de plusieurs milles. Ce qui laisse de la place pour mouiller. On a que l'embarras du choix. De très nombreux bateaux sont mouillés là. Des corps-mort ont commencé d'être intallés. Avec un peu de chance, et par un matin calme, on peut trouver un bloc de béton (vestige de la guerre civile) sur lequel il est facile de s'amarrer (plongée dans 2 m d'eau).&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/POLLENSA1.JPG"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/POLLENSA1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pollensa est un des endroits les plus chics de Majorque (les prix aussi d'ailleurs !) : succession de petites plages bordée de pins, architecture relativement préservée... Entre la marina proprement dite et la base d'hydravions (on y voit souvent des canadairs s'entraîner), ce n'est pas la place qui manque. Les fonds sont de bonne tenue, et l'eau presque trop chaude (manque de fond !) Un autre mouillage fréquenté est celui situé sur la face W de la pointe Avanzada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant de la baie de Pollensa, deux petites calas, Murta et Engossauba permettent un arrêt temporaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cap Formentor marque l'extrémité NE de Majorque. Etant totalement accore, il peut être longé de très près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la côte NW de Majorque offre une beauté sauvage. Le Puig Major culmine à plus de 1 400 mètres, et quand la mer est calme, on pourrait se croire naviguer sur un lac de montagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre cette côte n'offre qu'un seul véritable abri, le port de Soller. Enchâssé entre les monts environnants, il permet un refuge quasi parfait, l'entrée étroite s'évasant ensuite en cercle. Une partie est réservée à la Marine Espagnole. Il serait question de l'adapter à la plaisance. &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/puerto%20de%20Soller1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/puerto%20de%20Soller1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Peut-être cela est-il déjà fait ? Quoi qu'il en soit, un seul quai offre un nombre très restreint de places, et les bateaux restent au mouillage, juste à l'extérieur des bouées de plage. Mais les places sont chères... Si un équipier se sacrifie pour faire le "quart de mouillage", l'excursion à ne pas manquer est celle qui conduit du port à la ville de Soller, à l'intérieur des terres. Le petit tramway est des plus pittoresques, et la balade vaut le détour. Pour ceux qui ont plus de temps, on peut aussi rejoindre, à travers la montagne en passant de nombreux tunnels, la ville de Palma dans un train style "western". A faire si possible...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A certains cette côte pourra à la longue paraître monotone. Pourtant la beauté de cette côte en fait un endroit tout à fait remarquable. Peut-être la descente se fera-t-elle entièrement sous spi ? On peut toujours l'espérer. Dans le cas contraire, ce sera au moteur, jusqu'à voir l'île de la Dragonera, à la pointe SW de Majorque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste en face celle-cile charmant village de San Telmo offre une bonne possibilité de mouillage, relativement peu fréquenté d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La côte maintenant orientée au SW, indépendamment de plusieurs calas, certaines importantes (Paguera, Santa Ponsa), permet un abri au port d'Andraitx.(39°32'6 N - 2°23'8 E).&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/San%20Telmo1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/San%20Telmo1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une fois laissé sur la gauche la contre-jetée, on mouille juste avant le môle sud, sur des fonds de tenue moyenne (plaques de roches localement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En allant sur Cala Figuera, qui marque l'entrée de Palma, on peut passer, en restant bien au centre, entre la côte et l'îlot del Toro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la baie de Palma elle-même, on trouvera plusieurs calas, abris temporaires (ou nocturnes si le temps le permet). A l'inverse de Pollensa, la brise de mer vient de SW dans la baie de Palma, aux mêmes horaires...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier mot des Iletas. Ce petit îlot permet un mouillage d'un côté ou de l'autre, en fonction du vent (39°31'8 N - 2°35'3 E).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se trouve déjà là aux portes de la ville. Celle-ci comportant plusieurs marinas aussi saturées que chères, je n'en dirai rien, en regrettant toutefois son quai public bon marché, ou la possibilité de mouiller juste devant le paséo maritimo, toutes choses maintenant interdites...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-113025859748750055?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/113025859748750055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=113025859748750055' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/113025859748750055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/113025859748750055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/10/majorque-sans-marinas.html' title='MAJORQUE SANS MARINAS'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-112118700633685264</id><published>2005-07-12T16:43:00.000Z</published><updated>2005-10-25T10:16:41.070Z</updated><title type='text'>LA MER LA PREMIERE FOIS</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/le%20bon%20cap1.JPG"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/le%20bon%20cap1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;récit d'une croisière Açores-France en 1978&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LA MER LA PREMIERE FOIS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Souvenirs de croisière Açores-France 1978&lt;br /&gt;HORTA, île de Faïal – Açores. A mon grand regret, je n’ai pu voir de l’île que son port. Le temps manquait pour en faire la visite, et encore un contretemps imprévu (les affaires de Marc, l’un des équipiers, bloquées à Madrid) nous a permis d’y rester deux jours supplémentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Horta reste pour moi un souvenir feutré, en demi-teintes, presque silencieux, et je n’en garde ni bruits, ni odeurs. Par contre les images fourmillent d’elles-mêmes et se bousculent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet immense môle, que je longe pour la deuxième fois, où tant de noms sont gravés ou peints dans la pierre, certains célèbres, la plupart inconnus. Dessins naïfs ou œuvres d’art, ils se côtoient, se chevauchent, s’entre mêlent, parfois recouvrent un précédent témoignage. Eux aussi sont venus par la mer, repartis par la mer, ont aimé ce port et ce pays. Tous les récits de ces noms connus, de Slocum à Van de Wiele, disent la sauvage beauté des îles, la gentillesse de leurs habitants. Pour combien de temps encore ? …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Promenade solitaire, envie de s’échapper des autres ; de goûter mieux le pays, de recevoir des images aperçues en les approfondissant. Aujourd’hui à terre, demain la pleine mer. Le large…demain ? Instant qui passe et qui ne sera plus, plus jamais le même. Quelles heures me sont réservées ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps est toujours brumeux, empêchant de voir Pico nous dominer, mais que l’on sait présent, là, juste après le môle. Un de ces temps d’octobre français, avec la douceur de l’air en plus, qui vous enveloppe et vous sécurise. Ah quelle belle navigation nous allons faire ; que la mer me semble attirante quand la terre est accueillante, comme aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut faire un bon bout de chemin pour aller « en ville », passer devant les chantiers, le bâtiment des douanes. Ensuite le petit môle, auprès duquel sont nichées les baleinières, si délicatement peintes, et si fines : des barques de lac servant à la tuerie. Le harpon qui s’enfonce… la ligne qui file. L’ancestral métier tiendrait-il lieu de courage ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour de fête, temps gris et joie au cœur. Depuis ce matin, Horta est prête. Les fanfares des autres îles sont toutes venues ; la sainte locale va être promenée dans les rues. Ici le profane se mêle au religieux de manière naturelle. Quelle ferveur et quelle foi émanent de ces gens simples, différents, préservés au milieu de l’océan. Les musiciens défilent lentement, s’arrêtant par moments pour attendre la suite du cortège. Puis viennent les écoles. Comme ils sont beaux, les enfants açoriens ! Leurs yeux sont aussi bleus qu’est noire la lave de leur pays. Etrange race, ou la consanguinité pourrait faire craindre les dégénérescences, et qui semble si pure. Le recueillement de la foule est réellement impressionnant. Est-ce de savoir le départ si proche qui me donne la folle envie de rester, d’en savoir plus sur ces gens attachants, de mieux les découvrir ? Rester, oui, ne rester que quelques jours encore. Ah ! si j’étais seul… Un jour, je reviendrai. ……………………………………………………………………………………………………………&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent a dégagé une partie du ciel, lui enlevant sa brume, amenant d’autres nuages. Le plan d’eau moutonne sous les rafales qui tombent des montagnes, et le mât vibre parfois. Le mauvais temps ? Bien sûr j’y pense ; peut-être nous attend-t-il au dehors. Mon baptême avec le large risquera d’être arrosé. Mais ne suis-je pas ici un peu pour çà ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mesure que le temps passe, la nervosité du reste de l’équipage me gagne. Rester plus longtemps, oui. Mais puisque je sais que ce n’est pas possible, alors partons. Est-ce l’inquiétude qui s’insinue en moi insidieusement ? Non, c’est une émotion difficile à exprimer, encore plus à maîtriser. La même que déclenchait la voix du chronométreur décomptant les secondes avant le départ, à l’époque des courses de côtes. Cette excitation des sens est pour moi le moment privilégié où rien ne s’est passé encore, mais où plus rien n’est également comme avant. Si je devais la résumer, ce serait par une pensée : « Désir de bien faire ». Mais n’est-ce pas à peu de choses près la devise qui figure en français sur le socle d’une statue, dans un jardin public d’Horta ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Açores, Horta. Les images du début en amènent d’autres, les font ressurgir, reliées entre elles. …Port d’Horta, comment te quitter sans avoir évoqué le Café Sport, qui peut rassembler à lui tout seul toutes les nostalgies de tous les bistrots du monde ? Et Peter le patron, qui résume et personnifie les Açores et son tempérament si particulier : la gentillesse, le désintéressement surtout, devenu si rare de nos jours. …Où êtes-vous maintenant, compagnons d’escale, oiseaux de passage : anglais blond sur son fifty, gens du Galapagos, Damien et les autres ? …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première nuit à bord du bateau. Le sommeil ne vient pas facilement. Les images défilent dans ma tête : l’avion, l’aéroport. Je me lève d’un seul bond, monte les marches de la descente et fixe, halluciné, la lumière orange et crue du pont d’un bâtiment de guerre portuguais accosté juste derrière nous. Le sommeil avait dû venir. …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première rencontre : Marc dans l’avion qui nous amenait d’Espagne. Premiers contact avec les autres équipiers. Une bonne équipe, je crois. L’air est doux et le ciel clair. La promenade est belle pour aller en ville ;les affinités se dessinent, les plaisanteries fusent. Demain, c’est décidé, nous partons. Alors ce soir, dernier dîner à terre, avec beaucoup de beurre et de frites pour les Français, et du vin de Pico.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire du fuel, les dernières provisions, repérer les différentes manœuvres. Le vent souffle frais. Départ à la voile du quai. Toutes les images s’accélèrent. Nous sommes dehors. Au revoir Horta…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt agité le chenal de Faïal, et les premiers contacts avec la barre à roue sont vraiment…déroutants ! Beau sillage en dents de scie à cette allure de largue. De toutes manières, mes petits camarades semblent avoir les mêmes problèmes – sauf Michael et Philippe qui arrivent des Antilles – ce qui nous vaut notre première leçon de travaux pratiques par Raymond, notre skipper : - Tout en douceur… Moins vous la tournez, mieux ça se passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses yeux si bleus, délavés de toute l’eau de tous les embruns reçus au cours de ses années de bourlingue, ses yeux si souvent rieurs se sont fait graves. Sa bouche détache posément les mots, un par un, ainsi qu’il le fait chaque fois qu’il explique. Chercher à faire comprendre, aujourd’hui à nous, demain à d’autres ; sa passion de l’enseignement ne peut être dissociée de son amour de la mer. Raymond sans bateau ? Impensable, mais bateau sans élèves également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faïal se dilue dans le crépuscule ; Pico se montre enfin, pour un adieu, un signe de tête, le corps noyé dans les nuages. Les restes du repas pris dans le cockpit partent à la mer. Le barreur reste seul dehors ; la nuit nous enveloppe : première nuit en mer… Essayer de dormir… Prise de quart à deux heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elie fait équipe avec moi. L’informaticien suisse né en Grèce, à la peau mate d’oriental, fixe intensément la rose du compas, masquée à moitié par la petite coupole de cuivre. Il a laissé pour un temps ses boîtes de lait Nestlé, mais gardé son accent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de vent. Nous glissons dans la phosphorescence à même pas un nœud. Inlassablement, les phares de Graciosa et Sao Jorge se répondent. Magie de la nuit. Douceur et calme. Ces soufflements discrets, ces traînées de lueurs verdâtres autour de la coque : nos premiers dauphins qui nous rendent visite. L’impression de dépaysement est alors totale : marsouins et douceur de l’air, quart de nuit et feux inconnus ; jolis moments d’émotion à retenir son souffle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’aube le vent est revenu, et nous nous permettons un changement de voiles d’avant. Graciosa commence à s’estomper dans une brume légère, Terceira se distingue loin sur tribord. Le large est devant nous, le vrai, celui qui ne nous fera plus voir de terre avant une douzaine de jours. Terceira, dernière vision des Açores…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’air du large, qui gonfle la poitrine et les voiles du bateau, est là, et bien là. Largue, force 5 à 6, bleu profond et blancs moutons, ciel clair et soleil ardent. Mon Dieu que la navigation est jolie ! Je resterai ainsi toute la matinée à savourer mon plaisir, allongé sur la plage arrière, ma guitare entre les bras. ……………………………………………………………………………………………………&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;………. Quart de nuit, paupières lourdes et mal au crâne, qui s’amplifie. Que les heures sont longues ! Cette angine que je traîne depuis plusieurs jours, et que j’ai essayé d’ignorer depuis mon départ, ce mal qui me fait grimacer pour déglutir a gagné. Les heures passent, sans que je puisse trouver le sommeil, rythmées par le changement de quarts auxquels je ne participe plus, brûlant de fièvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jours passent ; un, deux, trois, quatre… Alors, allongé sur la couchette, ne me levant que pour avaler le bol de bouillon préparé par Raymond, je me demande ce que je suis bien venu foutre ici, et je me prends à détester cette vie en mer que j’aurais tant voulu aimer, à vouloir échanger n’importe quoi contre l’arrêt de cette navigation au près, bateau tapant dans les vagues. -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu comprends, dis-je à Marc, rien de ce que j’aime dans le bateau, je ne le retrouve en ce moment. Mais bien sûr, comment pourrait-il comprendre, lui qui est en bonne santé, et pour qui quart rime avec barre, repos avec dodo ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent siffle et souffle avec force en haut. Il fait nuit ; « Similou » fonce en aveugle et tape violemment dans chaque creux. Très soudainement, un fort coup de gîte ; la barre anti-roulis ne m’a retenu qu’à grand’peine. J’entends le barreur dire : « celle-là, je n’ai pas pu l’éviter ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des gars traverse le carré, revient en tirant un sac à voile : Raymond a décidé de mettre le tourmentin. Et tout-à-coup, changement total, pour la même force de vent et de mer : le bateau est à la cape, et ne subsiste plus qu’un léger balancement ; même la voix des éléments semble s’être calmée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De touts ces jours et ces nuits passées en bas, de ce brouillard confus de souvenirs enfiévrés me reste l’impression d’un mauvais rêve. Et puis doucement, j’ai repris ma place au sein de l’équipe. D’abord les quarts de jour, puis ceux de nuit. La croisière continuait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quarts de jour, à la barre, détendu, avec rien que la mer autour, cette visibilité sans limites, et une route à faire si petite, si étroite, qu’elle oblige l’œil à regarder le compas toutes les minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quarts de nuit, sans tendus, mots murmurés, lampe vite éteinte, carrés de chocolat au goût si savoureux. Il fait froid, et nous n’allons dehors qu’avec les cirés pas dessus les pulls et vestes, et de grosses moufles pour barrer. Où est la réalité d’un temps alizéen, rêvé depuis longtemps, et symbolisant pour moi cette traversée ? Brises folâtres, vents debouts, froidure d’automne. Non décidément, l’Atlantique à cette latitude ne peut jouer les tropiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour après jour, nous gagnons dans l’Est, et la route s’allonge sur la carte. Sextant, instrument magique. L’initiation est accomplie, et je tutoie maintenant le soleil, capable de ma situer dans l’univers liquide qui nous entoure. Impression visuelle d’être toujours au même endroit sur ce tapis mouvant, démentie par ces points portés sur la carte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les brises folles que nous recevons sur l’étrave nous obligent à tirer de longs bords, et le moment du point un souvent décevant au vu de cette couture en zigzag tracée sur le papier. La Corogne est sur tribord, à une centaine de milles. Rêve d’escale qui passe… Là aussi, revenir un jour, seul ; pouvoir décider de la poursuite ou de l’arrêt, pointer le nez du bateau vers où bon me semble, porter sur la carte les points nés de mes décisions. Patience… « Avant d’être capitaine », dit le proverbe. Je sais maintenant que tout est possible, si je le veux, et quand je le pourrai. …………………………………………………………………………………………………………….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier quart de nuit. Nous allons voir la terre, la TERRE, aujourd’hui. Pour le moment, nous distinguons à peine l’avant du bateau, noyé dans un rideau de pluie dense. Pluie et vent, grondement sourd : l’orage est proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quatre pattes, je progresse vers l’avant. A l’écubier, bien arrosé par les paquets de mer lancés à l’horizontale, je tire une bonne longueur de chaîne et reviens la frapper au pied d’un hauban, le reste pendant à l’eau : le mât servant de paratonnerre, la continuité du fer permet ainsi la « mise à l’eau » de la foudre… en théorie ! Je préférerais ne pas avoir à vérifier de visu. Une arrivée, ça s’arrose ! C’est trempé que je regagne le cockpit où Elie, ruisselant et stoïque, s’emploie à négocier les plus fortes vagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, comme toujours, après la pluie vient le beau temps. Et aux premières lueurs du jour, nous restons avec le quart montant, ne voulant pas laisser passer le moment où nous apercevrons la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et après le beau temps vient … la brume ! Depuis avant-hier, la gonio étant en panne, seule l’estime nous permet de nous situer vers l’île d’Yeu. Alors nous sommes tous sur le pont, sens tendus, les yeux rivés sur un horizon imaginaire, barré à un demi-mille par cette nappe d’ouate qui nous enveloppe dans son cocon. Le bateau à peine gîté se fraye un chemin par un vent léger. Quel contraste entre le calme des éléments et la tension que nous ressentons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est au début très imprécis, une espèce d’aura sombre qui tranche sur la grisaille ambiante. Et puis, très vite, se dévoile la haute stature du phare des Chiens Perrins, la pointe nord-ouest de l’Ile. Intense émotion, joie explosée. Nous avons réussi un atterrissage parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voyons la terre pour la première fois depuis quatorze jours, depuis Terceira des Açores. Nous avons tendu le fil de notre route entre deux îles… Et cette vision, sortie de la brume à cet instant précis, tient pour moi de la magie ; tant il est vrai qu’en mer je ressentais l’impression d’être parti de nulle part pour arriver nulle part, d’être hors du temps et de l’espace… L’immatérialité, c’est peut-être la mer ? Que pourrais-je souhaiter d’autre qu’y retourner ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-112118700633685264?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/112118700633685264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=112118700633685264' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/112118700633685264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/112118700633685264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/07/la-mer-la-premiere-fois.html' title='LA MER LA PREMIERE FOIS'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-112112017769694753</id><published>2005-07-11T22:05:00.000Z</published><updated>2005-07-11T22:16:17.703Z</updated><title type='text'>GRAND DEPART ET BON PROFIL</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/A%20Estepona%2019881.JPG"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/A%20Estepona%2019881.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Beaucoup en rêvent, certains le font... Partir en mer et vivre à bord, pour un an ou pour longtemps. Un choix de vie qui demande certaines dispositions...&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on parle du "grand départ", il est souvent question du bateau idéal, des destinations, des moyens de subsistance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Mais "quid" du marin ou de l'équipage ?C'est pourtant de ceux-ci que dépendra en grande partie la réussite ou l'échec de l'expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Certains sont sans doute plus doués que d'autres pour y accéder.C'est ce dont je me propose de parler ici...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Je crois qu'il faudrait d'abord tordre le cou à certaines idées reçues, dont l'énoncé, s'il se teinte d'humour, reflète à mon avis une conception bien réductrice du monde marin.Je pense là au "bateau qui est le moyen le plus lent, le plus inconfortable, etc...", ou encore "les deux plus beaux jours sont celui où on achète un bateau, et celui où on le vend..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Celui qui, au fond de lui-même, pense qu'il y a là un fond de vérité n'est certes pas prêt pour le départ. Car il ne s'agit plus de faire des ronds dans l'eau, mais bien de changer radicalement de mode de vie, et justement de la passer en permanence entre le jour où l'on achète et celui où l'on revend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Il faut donc à la base un amour du bateau assez fort pour lui consacrer son temps (et son argent, j'y reviendrai) et en faire un mode de vie.Ce qui pour l'un sera désagréments et peine paraîtra pour l'autre accomplissement et satisfaction. Cela élimine déjà pas mal de monde, simple constatation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Il faut aussi naturellement avoir le goût des voyages. Mais secondairement, car si le voyage est la priorité, pourquoi pas un camping-car ? Comme je l'ai lu dernièrement, les "navigos" ne voient que rarement l'intérieur des pays visités. C'est sans doute vrai (à moins de disposer de suffisamment de moyens), mais il me semble que ce n'est pas la priorité, celle-ci restant la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      En partant, il faut bien se pénétrer du fait que ce qui était un loisir (navigation de week-end ou de vacances) va devenir un mode de vie à part entière (O combien), et le bateau son habitat pour de longs mois, ou plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Pour certains qui construisent, l'aboutissement marquera non seulement la fin de leurs efforts, mais aussi et surtout l'accès à cette vie nouvelle qu'ils attendent parfois depuis fort longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      On peut supposer que pour se lancer dans une entreprise d'aussi longue haleine, leur amour de la mer et du bateau à voile ne soit puissant.Cependant on peut voir parfois certains constructeurs qui, sans trop vouloir se l'avouer, ont trouvé leur bonheur à façonner de leurs mains l'objet de leur rêve, plus que dans son utilisation ultérieure... et mettre en chantier le "mètre de plus".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Après tout, pourquoi pas ? "La foi est plus belle que Dieu..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Il vient donc le moment de larguer les amarres. "Hisse le grand foc, tout est payé...".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Il est évident que, sans parler de fuite, avec tout le relent péjoratif que le mot comporte, le libre détachement des biens de consommation dont nous faisons notre ordinaire sera d'autant mieux vécu qu'il est non seulement subi, mais attendu, voir espéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Car à quoi bon partir sur un bateau à voile, si c'est pour recréer à bord ou à l'escale les conditions de vie que l'on vient de quitter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      J'entends par là les mille et unes attaches qui nous relient au monde et à son tourbillon : télé, radios, journaux, magazines...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Certains se récrieront à ces lignes qu'on est plus au temps de Christophe Colom, qu'on est ni des Australopithèques ni des Néandertaliens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       je répondrai : avez-vous vraiment tenté de vous passer de toutes ces choses si indispensables ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Alors si vous partez, faites un petit essai.Vous verrez que l'on s'y adapte très bien, et que l'on retrouve la saveur des veillées, la chaleur des rencontres et le goût pour les bons bouquins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Mais bien sûr, chacun navigue comme il veut.On est libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Ah, la liberté justement ! N'est-ce pas elle que l'on recherche en bordant la grande écoute ?Eh oui, c'est sans doute l'une des clés du bonheur, et du bonheur sur l'eau. Mais il ne faut pas se leurrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Si l'on quitte ses chaînes, c'est pour en trouver d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Sans doute est-il plus libre, le gars qui part avec son sac à dos. Car le bateau demande que l'on s'occupe de lui (mais quand on aime, on ne compte pas), réclame une présence...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Libre aussi de pointer l'étrave où l'on veut, oui, mais dans un certain cadre quand même, en tenant compte des saisons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Et puis sans doute, le plus important : pour jouir de sa vie nouvelle, il faut aussi être libre dans sa tête. La liberté ne se goûte bien que si elle s'accompagne d'une absence de soucis, ou à tout le moins leur réduction, dans toute la mesure du possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Soucis financiers : ceux-ci peuvent gâcher une grande croisière commencée sous de bons auspices. Si la vie sur l'eau génère du stress par manque de moyens, je doute que le bonheur soit au rendez-vous. Mais là aussi, tout est affaire d'échelle, et à chacun son minimum... .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Soucis familiaux ou affectifs, dans le sens large du terme. Un sujet rarement abordé, et pourtant combien important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      la solitude ne s'apparente pas pour moi à une "absence de liberté". Elle contribuerait plutôt à simplifier certaines choses...Ceci dit, il y a aussi des solitudes à deux, en mer ou pas. La grande majorité des "voyageurs marins" étant en couple, je pense que là encore certaines dispositions sont nécessaires pour une navigation au long cours harmonieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Un couple, c'est deux personnes. Deux gars, un homme/une femme... Ce qui est important, c'est de regarder dans la même direction, avec un but et des goûts communs. Je ne sais si à terre il y a des "différences qui enrichissent", mais je crois bien qu'en mer elles séparent plutôt.A bord ou aux escales, il y a peu d'échappatoires possibles, et nul doute qu'un couple qui s'entend moyennement à terre ne finisse par se tourner le dos en mer.C'est d'ailleurs une cause fréquente d'échec du voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Les valises affectives, ce sont aussi celles que l'on laisse derrière soi, à terre. Et ce ne sont pas les plus faciles à gérer. A ceux qui restent, et qui s'inquiètent du départ des pigeons voyageurs, ou qui s'en attristent, je dirai qu'"aimer, c'est vouloir le bonheur des autres, sans forcément y prendre part".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Le bateau est solide ? L'équipage vaillant ?Les valises pas trop lourdes, et la liberté s'ouvre à vous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Il m'a semblé que la curiosité et l'altruisme, alliés à une certaine extraversion et une disposition pour les langues étaient des atouts à mettre au crédit d'un voyage réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Nul n'est parfait, et chacun fait avec ce qu'il a. Cependant certains auront plus de facilités que d'autres pour se couler dans le moule marin. Cela ne tiendra certes pas à la taille du bateau, mais bien à la possession de valeurs en adéquation avec ce genre de vie.Une vie si différente, qu'ici peut-être plus qu'ailleurs encore, l'"important, c'est d'aimer".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-112112017769694753?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/112112017769694753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=112112017769694753' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/112112017769694753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/112112017769694753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/07/grand-depart-et-bon-profil.html' title='GRAND DEPART ET BON PROFIL'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-112003493019293612</id><published>2005-06-29T08:43:00.000Z</published><updated>2005-10-25T14:25:25.316Z</updated><title type='text'>UNE DROGUE DURE...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/BAHIA%20??"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/BAHIA%20%3F%3F%20Pouldohan.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;"Mon île, je l'ai cherchée loin et longtemps, jusqu'au jour où j'ai compris que mon île, c'est mon bateau" (G. Janichon)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis les trois dernières années, où j'ai eu la chance de vivre à bord de mon bateau, d'alterner ports et mouillages, hivernages et croisières, j'ai souvent pensé à cette phrase, surtout ces derniers temps, avant d'arrêter pour des raisons indépendantes de ma volonté...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains vont chercher leur île à l'autre bout du monde, alors que la vie permanente en bateau est déjà un monde à part entière, qui n'est comparable à rien d'autre. S'ils peuvent y ajouter les joies procurées par un grand voyage, nul doute qu'ils y trouvent leur bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde des nomades nautiques ne peut être compris que par ceux-là mêmes qui le constituent. Un monde de grandes joies et de petits plaisirs quotidiens, de découvertes, non seulement une collection de cartes postales, mais bien celui riche et varié des rencontres humaines qu'il procure. Nous sommes tous alors reliés par la même passion, et surtout nous partageons le même mode de vie ; et c'est sans doute là le principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh! bien sur tout n'est pas toujours rose, il y a le prix à payer pour cette forme de liberté : les galères diverses, les emmerdes de moteurs, les nuits quasi blanches, et même parfois les petites prières pour que "ça tienne", ou que ça ne "s'énerve pas plus»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quand ça s'arrête, quand on doit reposer le sac à terre, retrouver des modes de vie qui nous étaient devenus étrangers, des soucis dont nous n'avions plus idée, l'étrange agitation du monde qui nous entoure, alors là, qu'est-ce que ça fait mal ! C'est une amputation sans anesthésie. Un vide, un état de manque... Oui, le voyage sur la mer, la vie en bateau, est une drogue, une drogue dure.&lt;br /&gt;Pour ma part, je n'attends que le moment où je pourrai repartir, afin de retrouver le monde marin. Je ne sais si c'est celui du bonheur, mais bien celui qui me convient le mieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-112003493019293612?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/112003493019293612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=112003493019293612' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/112003493019293612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/112003493019293612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/06/une-drogue-dure.html' title='UNE DROGUE DURE...'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-111987307135563510</id><published>2005-06-27T11:45:00.000Z</published><updated>2005-10-26T12:21:23.446Z</updated><title type='text'>LES NOMADES MARINS</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/hayadori%20sous%20voiles1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/hayadori%20sous%20voiles1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ils portent en eux la sagesse de leur folie, celle de vouloir échapper à un monde dans lequel ils ne se reconnaissent pas...&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"A mi no me gusta los gitanos del mar..." (je n'aime pas les gitans de la mer). Le gros mécano espagnol que j'avais en face de moi a employé ce terme pour la première fois, et j'ai pensé que cela était assez juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du moment que j'avais de quoi payer sa réparation, je l'aurais quand même dispensé de ses réflexions !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gitans de la mer... Les nomades marins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mer, tout comme à terre d'ailleurs, il existe deux catégories : les sédentaires et les nomades. Peut-être ce deuxième type remonte-t-il du fond des âge, quand avant de se fixer en un endroit, les hommes se déplaçaient en permanence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nos jours, le besoin d'une vie permanente en bateau, et le désir de voyage maritime recouvre une réalité à plusieurs visages :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fond commun à tous, on peut retrouver l'amour des voyages, de la découverte, et surtout de la mer (car d'autres moyens de voyager existent)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour certains, ce sera l'aboutissement et la réalisation d'un vieux rêve, enfin accessible après une vie de labeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour d'autres, ce sera aussi et surtout ce que j'appelle la "fuite positive", l'envie de quitter une forme de vie qui ne les satisfait pas ou plus, pour retrouver des valeurs que la société n'est pas en mesure de leur apporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les motivations de celui qui part peuvent être donc diverses, et les raisons se combiner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il existe peut-être une cause cachée, plus profondément enfouie au coeur de l'homme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle de se perdre dans l'immensité, de replonger dans l'enfance, de rebaigner dans le liquide amniotique de la mer-mère ? Tant aimée, tant haïe, caressante ou belle garce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois partis, les nomades se retrouvent souvent aux mêmes endroits. Ce qui est normal, puisque "qui se ressemble s'assemble". C'est une communauté flottante qui se fait et se défait au gré des routes, qui convergent ou divergent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là d'ailleurs un des charmes de cette vie : que serait le désert sans les Touaregs ? Que seraient les paysages sans présence humaine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Approche d'autres cultures, découverte d'autres types de sociétés, tout en restant dans le monde marin, celui qui est devenu le leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce monde marin si riche et si divers, fait d'alternance entre traversées de solitude et de chaleur humaine retrouvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ceux que la mer appelle, il y aura les élus qui continueront le voyage, d'autres qui s'arrêteront en cours de route pour différentes raisons : financières, familiales, ou plus simplement parce que ce n'était pas vraiment leur route…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains connaîtront cette vie pour quelques mois, ou quelques années… D'autres l'adopteront définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car que l'on ne se fasse pas d'illusion : le grand voyage initiatique ne laissera jamais intact.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-111987307135563510?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/111987307135563510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=111987307135563510' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/111987307135563510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/111987307135563510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/06/les-nomades-marins.html' title='LES NOMADES MARINS'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-111982068964216410</id><published>2005-06-26T21:07:00.000Z</published><updated>2005-12-03T10:07:48.913Z</updated><title type='text'>LA LAGUNE DE FARO-OLHAO</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/la%20lagune%20de%20Culatra.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/la%20lagune%20de%20Culatra.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA LAGUNE D'OLHAO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Algarve – Sud Portugal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Toute la pointe Sud de l'Algarve est mélange de terre et d'eau, vaste lagune où la mer ne pénètre que par d'étroites passes. C'est le but ultime de "BAHIA"…&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;De la sortie du Rio Guadiana au Cap Santa Maria, entrée principale de la lagune, il n'y a qu'une trentaine de milles à parcourir. Nous profitons du jusant pour dire adieu au fleuve. Poussés par un vent de Nord, les rives défilent vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la sortie, la mer est belle, et nous nous permettons un petit raccourci parmi les bancs de sable, le sondeur nous indiquant entre 2 m et 1 m 50. Mais au bout de deux heures, le vent tombe, et les moteurs sont mis en route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous tenons à bonne distance de la côte, car des pêcheries s'étendent vers le large. Par un effet de mirage, nous voyons les dunes hautes comme des falaises, alors que leur hauteur ne dépasse pas quelques mètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part Tavira, plusieurs passes non balisées font communiquer l'Océan avec la lagune, formant ainsi de petits îlots de sable. Mais il nous faut aller chercher l'entrée principale, au phare de Santa Maria.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est important de rentrer avec le courant, car même en mortes-eaux, celui-ci est fort dans la passe. Cette masse d'eau enfermée dans les terres entre et s'évacue par un étroit goulet. Les habitués du Golfe du Morbihan ne seraient pas dépaysés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est non moins recommandé de pénétrer dans la lagune par beau temps, le vent contre courant pouvant créer des conditions difficiles. Nous nous en apercevrons lors de notre départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé le phare que nous laissons sur tribord, nous piquons sur le balisage d'entrée, et nous ressentons alors toute la force du flot, qui nous propulse à l'intérieur. Les rives défilent très vite, les bouées sont couchées dans des tourbillons d'eau brassée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, seul le goulet est soumis à cette pression, car très vite, une fois à l'intérieur, tout se calme et se ralentit. De nombreuses barques de pêche sont mouillées en bordure des plages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au loin, sur notre gauche, nous distinguons Faro. Un peu sur notre droite Olhao. La lagune se divise en deux chenaux principaux balisés, menant vers ces deux villes. Mais pour le moment, la mer étant presque pleine, ce n'est qu'un immense lac, piqueté de nombreuses perches qui signalent les bancs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit de bien suivre le balisage, car hors celui-ci les risques d'échouage sont grands, même à marée haute, si l'on est pas pratique des lieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous longeons à notre droite l'île Culatra, l'endroit que nous avons choisi pour mouiller. Il nous a été indiqué par plusieurs copains l'"anse des multicoques"… Pour le moment nous ne voyons que de nombreux voiliers, sur ancre ou corps-morts, en face de l'appontement de la pointe Caïs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le village de pêcheurs, Hangares de Culatra, s'étend sur la dune, petites maisons basses, dont beaucoup arrivent jusqu'à la plage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis nous distinguons des mâts derrière une pointe, qu"il nous faut contourner. Le sondeur indique des profondeurs fortement déc&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/echouage%20??"&gt;&lt;img style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/echouage%20%3F%3F%20Culatra.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;roissantes : de 10 m il passe rapidement à 2 m, puis 1 m ! Nous nous dirigeons à la couleur de l'eau : bleu-vert, ça doit passer, jaune-ocre : hauts fonds…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'anse est un abri parfait, de forme pratiquement circulaire, et la passe en est étroite. Une bonne vingtaine de multicoques est échouée sur la grève, amortis pour la plupart aux marées de vives-eaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le fond, seul, j'ai la surprise de reconnaître le trimaran du copain "Zampano", connu en France à diverses époques. Nous en reparlerons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous positionnons au centre de l'anse, et mouillons dans 1 m 50 d'eau. Le bruit de la chaîne stoppé, nous sommes au centre du silence… Aucune voiture sur l'Ile de Culatra, nulle bruit autre que celui d'un pêcheur qui rentre au loin vers le village. Nous sommes au bout du monde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'annexe une fois mise à l'eau, je godille vers le bateau de "Zampano" qui, en bon ermite marin, me regardait arriver de l'intérieur de son bateau. Grosse surprise, discussions, et invitation à bord pour l'apéro. Il restera à dîner ce soir (les autres jours aussi d'ailleurs !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un tour de l'Atlantique sur un mono, il s'est construit ce trimaran de 17 m en contreplaqué, et vit ici depuis maintenant sept longues années. C'est dire s'il connaît bien le coin, les us et coutumes de ses habitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les multicoques échoués sur la plage, beaucoup sont inoccupés, mais certains habités par leur propriétaire. Souvent des solitaires, Anglais, Allemand, Hollandais, venus poser leur Wharram sur la grève de Culatra, et attendant peut-être que la marée soit assez haute pour en partir…&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/Culatra.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/Culatra.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres ont définitivement abandonné l'idée de toute nouvelle navigation, et ont trouvé dans ce bout de terre perdue un refuge sur et …gratuit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le cas du copain, qui avait pour pousser son tri un HB de 30 cv, en train de rouiller à la côte, et qui a récupéré pour le propulser un 9,9 qui ne tourne que sur un cylindre !&lt;br /&gt;Autant dire qu'il ne quitte plus que très rarement son anse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la nuit, "Bahia" s'est échoué dans l'herbier vaseux qui tapisse le fond. Essai de descente infructueux : la vase est trop molle, et l'on s'enfonce au-dessus du genou. Nous attendrons donc la marée haute pour descendre en annexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques deux cent mètres nous séparent de l'Océan. Traversant les dunes, nous allons y prendre un bain. La houle s'est formée, et nous barbotons dans les rouleaux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, réveil à 6 heures. Il est temps d'aller s'échouer sur la grève, et la mer commence à descendre. Une ancre à l'arrière, un bout' à l'avant tourné sur l'épave d'un canot' de pêche dont il ne reste que le squelette, et nous nous posons bien à plat (PHOTO)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'après-midi, nous allons traversons le village pour aller prendre la navette qui relie Culatra à la ville d'Olhao. Les ruelles sont tapisses de sable, étroites, serpentant à travers les petites maisons, certaines très coquettes. Aux habitations de pêcheurs, habitants permanents, sont venues se joindre des résidences des "gens de la ville", qui trouvent en ce lieu silence et repos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contraste est grand en arrivant à Olhao, ville bruyante et assez sale. Une fois l'approvisionnement fait, nous repérons la nouvelle marina, non encore terminée. Plusieurs voiliers sont au pontons, et s'ils ne bénéficient d'aucunes commodités, la gratuité est un avantage non négligeable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En soirée, de retour au bateau, la brise se lève de terre, amenant avec elle toute la chaleur diurne accumulée. Il est difficile de dormir autrement que dans le cockpit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, nous sortons de l'anse pour mouiller plus loin, en bordure du rivage de l'île. Nous cherchons à tâton le passage entre les bancs, dans parfois moins d'un mètre d'eau !&lt;br /&gt;On voit très bien le sable défiler sous les coques, et je m'attends à me planter d'un moment à l'autre. Comme c'est le flot, ça ne serait pas très grave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement nous arrivons sans encombre à l'endroit choisi pour passer la nuit, et une fois de plus "Bahia" s'échouera sans même que l'on s'en rende compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dimanche, et beaucoup de petits bateaux à moteur (et malheureusement quelques jet-skis, même ici !) sillonnent le plan d'eau. Mais en soirée il&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/sur%20le%20sable%20de%20Culatra.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/sur%20le%20sable%20de%20Culatra.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; n'y a plus personne, et nous pouvons goûter le calme absolu dans la nuit qui tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de quitter cet endroit étrange, d'eau et de sable. Nous sommes bien plus près de la passe NE de l'île, mais celle-ci n'est pas balisée, et comme depuis plusieurs jours la houle s'est enflée, les brisants et déferlantes dissuadent de toute tentative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous relongerons donc l'île pour quitter la lagune par la passe principale. Le jusant nous pousse, accélère le bateau. La houle de Sud se heurte à lui, et crée sur quelques centaines de mètres un chaudron dans lequel "Bahia" se fait secouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine ce que cela doit être avec un début de coup de vent ! La passe serait à coup sur impraticable…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lagune d'Olhao, c'est le paradis des dériveurs et multicoques. A tous les copains qui ont la chance d'avoir un petit tirant d'eau, je recommande vivement la croisière dans ces eaux. Nul doute qu'ils ne le regretteront pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-111982068964216410?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/111982068964216410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=111982068964216410' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/111982068964216410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/111982068964216410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/06/la-lagune-de-faro-olhao.html' title='LA LAGUNE DE FARO-OLHAO'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13977234.post-111981920421639937</id><published>2005-06-26T20:39:00.000Z</published><updated>2005-10-25T14:23:03.803Z</updated><title type='text'>GUADIANA, LA RIVIERE SAUVAGE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/GUADIANA%201.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/GUADIANA%201.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;au vu de la description enthousiaste des copains navigateurs qui y étaient passés, "BAHIA" a pointé ses étraves sur le Rio Guadiana, au Sud du Portugal. Il n'a pas été déçu.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une descente le long des côtes espagnoles, et le passage du Détroit de Gibraltar, nous avons donc retrouvé les eaux de l'Atlantique, que nous avions quitté trois ans auparavant. Il faut donc se réhabituer aux marées et aux courants, la "grande bleue" et sa dolce vita ayant tendance à endormir quelque peu le marin, par la facilité qu'elle procure, en dehors de ses colères parfois subites. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous avons devant nous la Baie de Cadix, avec comme but final l'Algarve, ses remontées de rivières, dont le Rio Guadiana à la frontière hispano-portuguaise. La lecture des guides (parfois anciens), mais surtout l'incitation de plusieurs copains de rencontre en avait fait la destination principale de la croisière.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La première étape sera pour la rivière de Sacti Petri, au Sud de Cadix. Qui dit marées dit courants, bancs de sable, et alignements (pas très visibles). Ce sera ensuite un mouillage (les marinas sont exclues) à l'entrée de la rivière de Huelva, grande cité industrielle, qui ne nous attire pas vraiment.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cap sur El rompido, une rivière séparée de l'Atlantique par un étroit cordon dunaire qui s'étend sur près de cinq milles. Des bancs de sable, une bouée d'atterrissage déplacée et de forts courants nous donneront quelques chaleurs pour entrer.! Par contre le mouillage devant le petit village aux deux phares est sympathique, et nous passerons plusieurs jours à l'ancre en amont dans la rivière. Solitude et tranquilité garanties. Il y suffit de traverser à pied le cordon dunaire - large de quelques centaines de mètres - pour aller de l'autre côté prendre des bains de mer ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est temps d'aller voir ce fameux Guadiana, dont on nous a dit tant de bien. Le vent est assez frais depuis plusieurs jours, force 5 à 6, se renforçant l'après midi. L'entrée du Guadiana, encombrée de bancs, est bien balisée latéralement, et n'offre pas de problèmes majeurs. Il est recommandé de rentrer avec le flot, qui va nous pousser jusqu'à Vila Real de San Antonio, sur la rive portuguaise. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La ville se démarque nettement des cités espagnoles : coquetterie et ornements des maisons, propreté des rues. En changeant de pays le contraste est fort. Presque en face de Vila Real se trouve la ville espagnole d'Ayamonte, où nous ferons escale au retour. Depuis quelques années, un pont suspendu relie les deux rives et les deux pays, juste après Ayamonte. La hauteur disponible étant de 22 m à haute mer, le mât de "Bahia" passera sans problèmes avec ses 14m50. Comme la veille, le vent mollit beaucoup à l'étale de basse mer. C'est le moment que nous choisissons pour remonter le fleuve, afin que le flot nous rentre. Les berges une fois passé le pont sont assez plates.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous voyons beaucoup de fincas en ruine, sur chaque berge. Au fur et à mesure de la remontée, les rives s'escarpent, la végétation devient plus dense. Et 3 h après le départ, nous accostons à Guerreiros. Un appontement est relié par une passerrelle à la berge. Le bourg de quelques feux semble endormi, écrasé de chaleur. Il faut dire que la température approche les 35 ° ! Nulle taxe à payer, le ponton est libre et gratuit tant qu'il y a de la place. Seules quelques petites barques de pêche y sont amarrées. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lendemain, de sympathiques belges s'amarrent derrière nous. Ils font l'aller/retour Belgique-Guadiana chaque année ! Heureusement un vent assez fort vient tempérer la chaleur, et la bière locale aussi... Tant bien que mal nous parvenons à nous faire comprendre avec un pêcheur au bar local, qui nous dit que plus haut sur le fleuve, il fait encore plus chaud. C'est là que nous allons... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le troisième jour le départ est décidé. Toujours du vent de face, entre 20 et 25 nds. Après de multiples tentatives de réparation du HB de l'annexe, un mécano du coin réussit à le faire cracher, pour 5 euros et un verre de malaga ! Malheureusement celui-ci rendra l'âme peu de temps après. (le moteur, pas le mécano !) &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Départ vers 16 h, avec le début du flot. Les rives du fleuve sont sauvages. Nous passons le petit bourg d'Alcoutim, auquel fait pendant un village sur la rive espagnole. De nombreux bateaux sont mouillés là, ancres ou corps-mort. C'est pour beaucoup la destination finale de ceux qui remontent le fleuve. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous continuons à sinuer dans les méandres, de plus en plus escarpés et boisés. Seuls hérons et cigognes sont un peu dérangés par notre passage. Enfin dans un dernier coude se découvre Pomarao, terminus de notre remontée. Un petit bourg écrasé de chaleur et de blancheur, au pied duquel se trouvent deux appontements. Il fait 38° à l'ombre, "seulement" 30° dans le bateau ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous descendons à terre et montons au village, nous rafraîchir au seul café du coin. C'est la "sociedad", bar municipal où nous dégustons la "sagres" locale pour... 40 cts d'euros.!, sur la terrasse donminant le fleuve. Nous y faisons vite la connaissance de Gwillem et sa femme, un couple d'anglais qui ont choisi Pomarao comme lieu de vie à bord de leur voilier, Richard, anglais lui aussi, le peintre solitaire qui vit sur un vieux Colin Archer en ferro, en attendant d'emménager dans la ruine qu'il retape sur une des rives. Des voisins de table, sans nous dire un mot, nous tendent pain à l'ail et chorizo. L'hospitalité portuguaise... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le soir la brise souffle toujours, heureusement, mais la chaleur est encore très forte. Selon les locaux, cette température est normale pour la saison, mais pas le vent. Qu'est-ce que ce serait !! Le lendemain, nous faisons connaissance avec un couple de jeunes français, mouillés dans la rivière avec leur Ombrine de 8 m. Ils vivent ici à l'année, et tentent de survivre en faisant de la maçonnerie dans des fincas à retaper.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le village n'est ravitaillé que deux fois par mois, par une camionnette. Gwillem nous propose de nous emmener dans sa vieille R 5 faire les provisions à Mertola, à 25 km. En théorie, le Guadiana peut se remonter jusqu'à Mertola. Mais des bancs de sable à fleur d'eau et des roches dissuadent de tenter l'expédition, sauf avec un pratique du coin. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Record battu : 41° à l'ombre, et le vent s'est calmé.! Nous achetons de la bâche à pas cher, pour tenter de faire un taud recouvrant tout le bateau en laissant passer le peu d'air qu'il y a. 35° dans le bateau le soir ; nous préférons dormir dans le cokpit. Mais le matin la température "tombe" à 20°, ce qui nous réveille. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dernier jour à Pomarao, d'où je fais quelques prises vidéos. La brise a repris de la vigueur. Adieu copains anglais et portuguais de ce coin du bout d'Europe "le dernier vrai coin sauvage" d'après Gwillem. Nous redescendrons le fleuve avec une halte à Laranjeiras, le long d'un petit ponton, pour nous retrouver le lendemain à Ayamonte. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pendant notre séjour, qui a duré en fait une semaine à Pomarao, nous avons vu très peu de bateaux de passage : même pas une demi-douzaine. Pas grand'monde se donne la peine de remonter si haut, et ceux qui arrivaient faisaient demi-tour. Pour les amoureux de pittoresque, de calme et de tranquillité, dont je fais partie, le dépaysement est assuré dans ce pays encore vierge de tourisme. Seule la chaleur a gâché un peu le séjour, mais il est vrai que c'était la canicule en France, alors... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous continuerons ensuite notre périple vers la lagune de Faro-Olhao, à l'Ile Culatra, une terre étrange dont je vous parlerai une prochaine fois. &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/1600/le%20cap"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 181px; CURSOR: hand; HEIGHT: 134px" height="185" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2797/1250/320/le%20cap%27tain.jpg" width="320" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Guy &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13977234-111981920421639937?l=cataguybahia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cataguybahia.blogspot.com/feeds/111981920421639937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13977234&amp;postID=111981920421639937' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/111981920421639937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13977234/posts/default/111981920421639937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cataguybahia.blogspot.com/2005/06/guadiana-la-riviere-sauvage.html' title='GUADIANA, LA RIVIERE SAUVAGE'/><author><name>guy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07270836759561062649</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='31' src='http://3.bp.blogspot.com/_aKoN6f4cliI/SWY_gr5kkiI/AAAAAAAAAAM/JSYl3TcHWMk/S220/2001+Formentera.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
